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Mon Whisky Live Paris 2018


Le Whisky Live est un évènement annuel, sur 3 jours, qui permet de découvrir, les marques de spiritueux distribués par La Maison Du Whisky (LMDW). Pour cette édition 2018, je m’y suis rendu le dimanche 23 septembre.

Sur une journée, il est impossible pour le commun des mortels de déguster l’ensemble des rhums proposés par les 24 marques présentes. Je me suis donc concentré sur les nouveautés.

Dès mon arrivée, je tombe sur Romain.B, avec qui j’ai passé la journée à déguster de belles choses, à échanger nos avis sur les produits, mais surtout, à avoir de belles rigolades!

Sur un salon, mieux vaut ne pas s’éparpiller, à vouloir tout goûter sans jamais recracher. Il faut rester concentré sur ses objectifs.

Les photos que vous retrouverez dans l’article, sont celles de Romain, qui a joué le reporter photos, tandis que je gribouillais quelques notes sur mon cahier, pour vous proposer ce retour.


Neisson.

Sur le stand, Madame Vernant-Neisson se charge de nous verser quelques centilitres du rhum Blanc 52,5° en conversion bio. Je lui ai trouvé un nez plutôt frais, gourmand et rond, avec un alcool bien intégré. La bouche, elle, est d’avantage portée sur le végétal et le côté sec typique des rhums blancs agricoles. La canne Mabouya utilisée pour ce rhum, provient d’une parcelle du domaine d’environ 1 hectare. C’est un super rhum en édition limitée à quelques 6000 cols.

On passe ensuite à la dégustation du profil 107. Le nom donné à la bouteille, correspond tout simplement au profil de chauffe utilisé sur les fûts neufs qui ont accueilli le rhum Neisson pendant son séjour. Après 14 mois dans des fûts de chêne américains ex-bourbon de 190 litres , le rhum va prendre place pour 6 mois dans des fûts de chêne neufs de 225 litres ayant bénéficié d’une chauffe spécifique, dite 107. Au nez, c’est frais, épicé, avec quelques notes de fruits exotiques. En bouche, l’amertume d’un bois jeune est superbement bien maitrisée. Le fruité du nez part sur des fruits à coque, porté sur l’amande et la noix. Un petit côté noyau de cerise s’invite en fin de bouche. Pour un élevé sous-bois, c’est formidable! A priori, seulement 3000 et quelques quilles seront disponibles fin décembre. Ce profil 107 fait partie de mes coups de cœur du salon, qui malheureusement n’ont pas été nombreux.

Pour terminer sur le stand Neisson, j’ai goûté le dernier 12 ans. C’est un 12 ans qui provient de la récolte 2005. Pour ne rien vous cacher, j’ai préféré celui de la récolte 2004, que je trouvais un poil plus complexe que celui-ci. Il serait peut être intéressant de le comparer au 12 ans, issu de la récolte 2005, qui avait été embouteillé pour les 70 ans de Vélier.



Longueteau

La suite du programme nous amène chez Longueteau, qui est accompagné de son importateur « La Maison De l’Hédonisme ». 6 ou 7 références étaient en dégustation, mais je me suis contenté des 2 dernières sorties. Un rhum blanc monovariétal issu de la parcelle 1 du domaine et le fameux Longueteau Genesis ESB. La trilogie (Prélude, Symphonie et Concerto) était présente, mais l’ayant déjà dégusté au Rhum Fest Paris quelques mois auparavant, j’ai préféré faire l’impasse.

Je commence donc avec le Longueteau Parcellaire 1 batch 2, issu de la récolte 2017. Nous sommes toujours sur un rhum monovariétal canne rouge (R579). Si le batch 1 était déja très bon, celui-ci l’est tout autant! La fraicheur de la canne, cette pointe herbacé, et ces notes de fruits rouges qui explosent en bouche avant de laisser la place à de légères notes poivrées, rendent le breuvage délicieux!

L’histoire des Genesis commence en 2017 avec la sortie d’un rhum blanc brut de colonne provenant de la récolte 2015. Cette histoire continue de s‘écrire avec la sortie fin décembre 2018 d’un Genesis Ambré, brut de colonne et brut de fût. C’est également un rhum monovariétal, qui provient de la canne rouge (R579). Le rhum coulé à 72,3°, a passé 24 mois en fût de chêne français avant d’être embouteillé à son degré naturel. C’est un rhum qui est très attendu des consommateurs. Le nez est subtil, porté sur les fruits rouges, je trouve que les watts sont parfaitement intégrés et les 2 ans de repos lui ont permis de se débarrasser de ses esters les moins appréciables. La bouche est vive et épicée, pimentée avec des notes végétales assez prononcées, un coté limite légumineux me reste en bouche. Une belle amertume et une longueur plus que correcte. Un bon rhum, mais clairement pas pour tous les palais.

KARUKERA

On continue la balade direction Karukera. Sur une partie du stand, le bartender le plus en vogue du moment, mister Marc Battais, nous prépare 2 petits cocktails, histoire de se rafraichir un peu avant de continuer les dégustations. Un à base de Shrubb, angostura bitter et zeste d’orange, l’autre est un smoky old fashion à base de Karukera gold, bitter, sucre, zeste et un petit spray de Mezcal pour le côté fumé. Pas de nouveauté sur ce stand pour moi, mais je tiens tout de même à préciser que c’est une excellente maison, avec des rhums vieux aux tendances gourmandes et boisées et un rhum blanc « Karukera l’intense » qui fait partie de mon top 5 en rhum blanc. En bel orateur, je me laisse porter par les explications de Grégoire Hayot,concernant ses produits et l’association que l’on peut en faire avec juste un petit zeste de citron Haïtien. Il en a un pied dans son jardin et nous en a rapporté quelques fruits pour expérimenter ses dires! Extra!!! Par contre le truc est tellement aromatique, que ça m’a niqué mon verre pour les autres dégustations. Pas grave, j’en récupère un autre et c’est reparti!

SAINT-JAMES / BALLY

Il me suffit de faire 2 pas à droite pour me retrouver sur le stand de Saint-James et Bally. Ça tombe bien car le Bally 2000 faisait parti des incontournables que je souhaitais déguster. Avant ça, je me suis refais un peu la bouche sur le Bally Héritage qui n’est pas une nouveauté, certes, mais que je n’avais encore jamais goûté. Un très bon rhum, gustativement accessible à de nombreux palais. Porté sur les fruits blancs et les fruits jaunes, avec de la pêche et de l’abricot. Une bouche chaude et épicée avec quelques notes florales.

Le Bally 2000, est un compromis entre le 98 et le 99. Un brut de fût embouteillé à 58,1°. On a au premier abord une impression de blend entre les 2. La bouche est chaude et épicée, des notes de muscat se mélangent aux notes de cuir et au boisé. Il m’a moins séduit que le 99 et le 98, mais je pense que les conditions du salon, n’ont pas joué en sa faveur. A refaire au calme à la maison.

JM / CLEMENT / ADMIRAL RODNEY

J’ai également passé un très bon moment sur le stand de JM, Clément & Admiral Rodney. Pourquoi ces 3 marques sur le même stand? Tout simplement car elles appartiennent au même groupe. Nous sommes accueillis par Dominique De La Guigneraye qui nous fait déguster ses produits. Un mec très abordable et sympathique. Je goute et découvre la marque Admiral Rodney, qui propose des rhums agréables mais un poil trop réduits pour moi. Ce sont clairement des rhums pour le grand public, bons et faciles à boire. Côté JM, le jungle Macuba aura conquis pas mal de cœurs ce jour-là!


A ce stade, je n’ai fait que le premier pavillon, qui pour rappel regroupait les marques: Clément, JM, Admiral Rodney, Neisson, Longueteau, Bally, Saint-James et Karukera.


Arrivé dans le 2ème pavillon, je décide de faire l’impasse, car les rhums qui y sont présentés, ne font pas partis de ceux que j’apprécie le plus (euphémisme). Je ne dis pas qu’ils ne sont pas bons heinn, mais juste pas à mon goût.


Arrivé sur le 3ème et avant dernier pavillon, c’est mitigé! Je décide de me concentrer sur 2 embouteilleurs indépendants que je ne connais pas bien, Plantation et Rum Nation.

RUM NATION

Je commence par Rum Nation. Pour les avoir déjà dégusté à la maison, je trouve leurs blancs très réussis. Nul besoin d’y retourner car le temps est compté et j’ai la gamme rare collection à découvrir.

On commence par le Rum Nation 15 ans 2003 de la distillerie Diamond à 58°. à ce moment de la journée, j’ai décroché et les notes se faisaient de plus en plus rare. J’ai juste le souvenir d’un rhum à l’alcool plutôt bien intégré et gourmand, assez complexe avec des notes épicées et ce caractère propre aux rhums de Guyana.

Le Rum Nation 12 ans 2006 en provenance de la distillerie Jamaïcaine Worthy Park, est également à 58°. J’ai également le souvenir d’un alcool bien maitrisé et un côté plus gourmand que la plupart des jamaïcains que j’ai pu déguster jusque-là.



PLANTATION

J’arrive sur le stand Plantation en même temps qu’Alexandre Gabriel, le boss de la marque et en profite pour faire un petit cliché en sa présence. Ce mec est un génie! Je ne dis pas ça uniquement pour la qualité de ses rhums, mais également pour les connaissances qu’il possède et son envie de les partager. Je n’ai jamais vraiment eu l’occasion de déguster les rhums Plantation, mis à part le XO et le O.F.D.T qui est lui, plus destiné à l’univers du bar. Lors de la 1ère édition de leur gamme « Rhum extrême », Plantation avait sorti 2 rhums millésimés 2005 de 11 ans en provenance de la Barbade et de Sainte-Lucie. En 2017, pour leur seconde édition il proposait le Plantation Fiji 16 YO et Plantation Guyana 18 YO. Cette année, la gamme extrême, s’enrichie de 2 Jamaïcains. Les 2 ont 22 ans. Ils auront passé 21 ans dans des fûts de bourbon au cœur de la distillerie Long Pond, avant de terminer leur maturation dans les chais de la Maison Ferrand. Toutes les informations sont claires et disponibles sur l’étiquette de la bouteille. Le temps de fermentation, l’année de distillation, le nombre de col et les fameux Mark qui vont nous informer sur l’intensité des rhums et leur méthode de fabrication. Pour ces 2 nouveautés, la différence réside essentiellement dans les Mark. L’un est ITP et l’autre HJC.


Le temps se fait de plus en plus pressant et je connais déjà bien la marque Fair. Je décide donc de faire l’impasse.


Avant de me rendre en masterclass sur les rhums Karukera, il me reste une petite demi-heure pour découvrir les rhums du dernier pavillon.

Pwaaaaahhh, on se croirait dans un muck pit! Les effluves d’arômes des marques présentes embaument la pièce.

Mont Gay, New Grove, Chalong Bay, Savanna, Foursquare, Hampden, Worty Park et Vélier.

Là, les notes se font encore plus rares! On touche le fond, mais hors de question de rendre les armes! Quand je dis que je décroche et que l’on touche le fond, ça n’est pas à cause de la quantité d’alcool absorbée depuis mon arrivée sur le salon, mais bien à la fatigue dûe au rythme imposé par le salon. Pour info, je recrache au moins 80% de tout ce que je déguste. Au bout d’une trentaine de déguste, la concentration n’y est plus vraiment. Mais comme je vous le disais, je ne baisse pas les bras et me rends sur le stand d’Hampden, pour découvrir la version full proof de leur tout nouveau embouteillage.

HAMPDEN

C’est très expressif, au nez et en bouche. Les odeurs de colle et de vernis se mélangent aux arômes fruités. Sur papier ça fait rêver! Pur Single Rum, Overproof, High esters, vieilli sous les tropiques, distillation pot still, longue fermentation, sugar free…Mais malgré la volonté d’aller vers le grand public avec la transparence comme mot d’ordre, ce Hampden full proof n’est vraiment pas pour tous les palais. Pour l’avoir goûté à la maison, je lui ai préféré la version réduite.

WORTY PARK

Trois pas sur le côté et on se retrouve chez Worty Park. Après leurs finitions en fût de Marsala et en fût d’Olorosso, on les retrouve cette année sur des finitions en fût de Pedro Ximènes Sherry, en fût de Madeire, en fût de Porto et un Douze ans de 2006.

Selon les informations que l’on m’a donné sur le stand, le Worty Park Madeira, est un rhum de 4 ans vieilli en fût de bourbon et un an en fût de Madeire. Le jus provient de la récolte 2013 (On ne parle pas de millésime, car moins de 6 ans.) et est embouteillé à 58°. Seulement 677 bouteilles pour cette édition. Le feu de ses 58 bourrins a bien été dompté par le fût de Madère qui lui apporte beaucoup de rondeur, avec des notes fruitées et confites.

Pour la finition en fût de Porto, le rhum à passé 9 ans dans des fûts de bourbon avant de prendre place pendant 1 an dans des fûts de Porto. Embouteillé à 56°, la série ne compte que 585 cols.

En dessous de table, nous avions le 12 ans à déguster. Un millésime 2006 qui titrait 57°, mais qui devrait être embouteillé à 56°. Je lui ai trouvé un beau boisé et un alcool bien intégré. Espérons que le degré en moins ne dénaturera pas ce que j’ai pu déguster, car sans pouvoir vous en faire le retour de dégustation, mes souvenirs me disent que c’était très bon!


NEW GROVE

Sur le stand de New Grove, une quille me faisait de l’œil, alors je me suis laissé tenter. J’avais passé pas mal de temps sur leur stand lors du dernier Rhum Fest et je m’étais fait leur gamme complète, avec dans leur rang, du bon et du moins bon. Pour mon unique dégustation à ce stand, il s’agissait d’un New Grove de 2009, embouteillé à 60° pour La Maison Du Whisky. Un single cask à seulement 395 exemplaires. Ce rhum a vieilli en fûts de chêne français, dont 30% de fûts neufs. Une belle robe sombre tirant sur l’acajou, un alcool bien intégré. Des notes de pommes, de poires, de fruits du verger dominent le verre. En bouche les fruits à coque prennent le relais, laissant en fin de bouche une très belle amertume et une légère astringence.

VELIER

Quoi de neuf sur le stand Vélier?

Tout est neuf! Nouveaux clairins, dont le clairin communal spécialement élaboré pour les bartenders. Nouveaux blancs, nouveau design pour ces mêmes blancs, plus adapté pour le monde du bar. Un Caroni réplica. 4 Long Pond, dont 2 en dégustation sur le stand.

Côté blancs, un Savanna Herr white à 62,5°, une seconde édition du Habitation Vélier 
Muller White LL IV/3177 à 59°, un long Pond STCE à 62,5° et le seul blanc que j’ai dégusté, un Hampden LROK à 62,5°. Pour la petite trame aromatique, je lui ai trouvé des notes à dominantes végétales portées sur le foin. Des notes herbacées portées sur la fleur de canne, un côté fumé et l’amertume apportée par la peau d’agrume.

Je n’ai pas goûté beaucoup de Caroni dans ma vie et je n’en suis pas un très grand fan, hormis 2 références qui m’ont vraiment séduites, à savoir le 12 ans (étiquette jaune) et le Caroni 2000 UE 17 ans.

Cela dit, je vais bientôt pouvoir me faire le palais sur d’autres Références Caroni très prochainement, grâce aux dons récents de mon ami Roger.C, bien connu sur les réseaux pour sa passion pour les rhums de cette provenance.

Pour revenir au Caroni Réplica, créé en hommage aux 100 ans de la distillerie, je l’ai trouvé sympa mais un peu trop porté sur l’amertume que peuvent avoir les plantes médicinales.

Et je ne me prononcerai pas sur son prix de sortie, pas loin des 300 euros.

And last but not least, j’ai pu mettre le nez dans 2 des 4 Long Pond qui devraient sortir prochainement. 4 rhums Jamaïcains aux Marks bien lourds! Je pense qu’ils y sont pour beaucoup, dans les effluves qui émanaient de ce pavillon!

Parmi les 4 sorties, nous avons dans un ordre décroissant de High esters: un Long Pond 11 ans 2007 TECC (Un taux d’esters entre 1500 et 1600g/hlap), un Long Pond 15 ans 2003 TECA (Un taux d’esters entre 1200 et 1300g/hlap), un Long Pond Cambridge 13 ans 2005 STC♥E (STCE= un taux d’ester entre 550 et 700 g/hlap) et Long Pond Vale Royal 12 ans 2006 VRW, dont le taux d’esters ne nous est pas indiqué. Nous savons néanmoins qu’il s’agit là d’un rhum ayant bénéficié d’une longue fermentation dans le pur style Jamaïcain. C’est une version qui reprend le style de Vale Royal. Une distillerie que Long Pond a absorbé en 1955. Lors de mes dégustations du Vale Royal 2006 et du Cambidge 2005, ce qui m’a frappé, c’est cette astringence, qui marque avec force l’intérieur des joues. Il faudra à tout prix que je me refasse la dégustation de ces 4 quilles OKLM, à la maison, car je pense que la dégustation de ces monstres sur un salon, ne joue pas en leur faveur.


17h00, il fût temps pour moi de me rendre à la masterclass Karukera. On y parla de types de rhums, de matières premières, de procédés de fabrication, de maturation, le tout accompagné d’un Karukera l’intense et d’un karukera 2008, pour la partie pratique.

Fervent défenseur des rhums agricoles, Grégoire Hayot insista sur l’importance d’avoir de la canne fraiche pour avoir une belle fermentation, qui conduira dans une suite logique à l’obtention d’un bon rhum.


Il est 17h50, le salon va bientôt fermer ses portes. Tout à l’heure je vous disais que je recrachais 80% de mes dégustations. Il est donc temps, avant que les exposants ne rangent leurs bouteilles de m’occuper des 20% restant qui auront pour mission de me réchauffer les entrailles.

Direction le stand Saint-James, où j’y retrouve Marc Sassier, œnologue et maitre de chai chez Saint-James, pour un dernier verre. Le saint-James single cask millésime 1997, fît très bien l’affaire. Pour la petite histoire, le jus de cette bouteille provient de la toute première récolte et distillation ayant bénéficié de l’Appellation d’Origine Contrôlée Martinique.



Avant de partir définitivement du salon, je fais un petit crochet par la cocktail street, direction le bar Vélier, pour y déguster de somptueux cocktails. Vraiment extra! Après avoir révolutionné le monde du rhum de dégustation, avec les dernières sorties, je pense que Vélier va révolutionner le monde du bar!


Peace!


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